Au Sahel,
quand une feuille tombe
d’un arbre…

 

La feuille qui tombe d’un arbre au Sahel n’a pas
le même destin que celle qui tombe d’un arbre en
zone humide.

En zone humide, elle a du monde pour la sépulture : champignons (filaments mycéliens),
insectes, bactéries vont s’occuper de la démonter jusqu’à la molécule et de l’incorporer
à la terre où sa matière va être mise à la disposition des racines et va participer à
la construction d’une nouvelle plante.
Elle a, en quelque sorte, la chance d’être recyclée et de participer perpétuellement à la
vie.

La feuille sahélienne, elle, meurt vraiment.
Elle tombe sur un sol nu et très chaud. Elle se dessèche très vite, devient légère et cassante.
Comme rien n’arrête le vent au Sahel, celui-ci en la faisant rouler, la transforme
en poussière. Elle est dispersée à la surface du sol jusqu’à ce que le ruissellement de la
pluie la conduise au fleuve puis dans la mer.
La matière organique qui permettrait à la végétation du Sahel de se perpétuer est perdue
de manière irréversible.
Avec elle, l’espoir de perpétuer la vie humaine et animale en ces lieux s’en va également,
progressivement.
Il faut donc empêcher la dispersion de la biomasse des végétaux morts et l’enterrer pendant
qu’elle est encore humide, pour que les termites et autres « ingénieurs du sol », la
transforment en une riche matière nourrissante pour les végétaux à venir.

Projet Greffe de sol vivant
Agnam Lidoubé, Sénégal
Crowfunding Adopte un arbre