Le contexte de notre projet : la désertification du Sahel

Sécheresse, déforestation, effondrement de la végétation, perte de fertilité des sols, malnutrition, désertification, émigration : un processus qui continue.

La désertification est actuellement considérée comme l’une des problématiques environnementales les plus préoccupantes du XXIe s. (World Bank, 2003).

Des causes climatiques et humaines

« Les efforts de conservation des forêts dans les pays du Sahel sont très faibles par rapport au processus dedéforestation. Environ deux millions d’hectares de forêts dans la bande sahélienne sont perdus annuellement. » (Selon le rapport 2008 du Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

«  Selon certains climatologues, le réchauffement de la planète risque de se traduire par dessécheresses plus fréquentes dans les décennies à venir, aggravant la dégradation des sols. (…) Les zones déboisées sont victimes de l’érosion par le vent et l’eau.

Selon les Nations Unies, le coût annuel de la désertification est estimé à 42 milliards de dollars alors qu’il « suffirait » d’investir 2,4 milliards de dollars par an pour prévenir la dégradation des terres. »

http://www.cite-sciences.fr/fr/ressources/science-actualites/detail/news/secheresse-la-desertification-est-elle-une-fatalite/?tx_news_pi1%5Bcontroller%5D=News&tx_news_pi1%5Baction%5D=detail&cHash=50bf36d7abc3ae867ae06c98e1b51171

Le Sahara « gonfle » lentement en augmentant sa surface de sable vers le nord et vers le sud. Mais ce n’est pas cela qui explique la désertification du Sahel et d’Agnam en particulier. Ce n’est pas le Sahara qui avance, qui explique la diversification, c’est la pluviométrie et la végétation qui diminuent.

Pour faire face au manque de précipitation, l’un des moyens est de créer des masses forestières car d’une part, l’arbre maintient de l’humidité dans le sol grâce à son système racinaire et d’autre part, la masse forestière, à une certaine taille provoque la pluie.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/entre-septembre-et-decembre-la-foret-amazonienne-fait-tomber-la-pluie_115381

Les États du Sahel, Sénégal en tête, ont lancé donc la Grande muraille verte. Ils ont criminalisé les déboisements non autorisés, militarisé les personnels des Eaux et Forêts et ils font appel au patriotisme des citoyens pour reboiser.

Pour lutter contre la désertification, il est également recommandé d’associer les plantes comestibles annuelles (légumes) avec des plantes vivaces (arbres et buissons) qui régulent le climat, maintiennent les sols en place et protègent la strate herbacée où s’opère le maraîchage.

C’est l’action que nous allons pratiquer au jardin collectif de femmes d’Agnam-Lidoubé et qui porte aujourd’hui le nom d’agroforesterie. Cela constituera le premier cadre de la greffe de sol vivant.